Dernier été à Paris, d'Abha Dawesar

Publié le par Manu Bouvy

Quel curieux bouquin !
Je dois dire tout d'abord que la personnalité de l'auteur, jeune jemme née en 1974, diplômée de Harvard, artiste et écrivain, me fascine. J'ai notamment adoré son "Babyji", auquel je ferai référence d'ici peu.
 "Dernier été à Paris" est un ouvrage assez décalé pour ne pas dire déjanté.
Il a pour personnage principal un vieil homme, Prem Rustum, prix Nobel de littérature de son état. Rustum est une espèce de dieu des lettres, adulé par toute une génération de lecteurs, et particulièrement par une jeune femme, indienne, elle aussi. Cette dernière, Maya, va croiser Rustum à la suite d'une rencontre sur le net, et le retrouver à Paris, tandis qu'elle y bénéficie d'une bourse pour lui permettre de tenter la carrière d'écrivain à laquelle elle aspire.
Entre les deux protagonistes, une relation étrange, fortement érotisée, va se développer.
Assez improbable, cette histoire mélangeant sexe et littérature, va à l'encontre de nombreux interdits, particulièrement lorsque l'on sait qu'elle est née dans l'imaginaire d'une jeune Indienne. Elle évoque elle-même cette transgression sur Daily Motion, dans un français impeccable : "En Inde, on fait beaucoup de choses dont on ne parle pas !".
Comme dans "Babyji", Abha Dawesar s'attaque aux tabous de la société indienne. Cela laisse augurer d'autre pages réjouissantes dans son prochain roman, qui traitera cette fois de la politique et du pouvoir !

Editions Héloïse d'Ormesson, 2008, 399 pp.
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Publié dans littérature indienne

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